Droits au consentement sexuel

Droits au consentement sexuel

Kuei,

Je suis une adolescente qui se questionne sur des sujets comme le consentement sexuel. Je ne suis pas certaine de connaître mes droits. Est-ce que vous pouvez m’aider?

Dire non est ton droit et personne ne peut te forcer à faire quelque chose dont tu n’as pas envie.

Augmenter nos connaissances sur différents droits comme le consentement sexuel est la clé pour promouvoir, défendre et protéger non seulement les femmes des Premières Nations, mais également les jeunes femmes et adolescentes. Voici des informations sur le consentement sexuel.

Le consentement sexuel est l’accord qu’une personne donne à son partenaire au moment de participer à une activité sexuelle. La personne doit être en mesure d’exprimer son consentement à chacune des étapes de l’activité sexuelle.

Le consentement doit d’abord être donné de façon volontaire par les personnes qui participent à l’activité sexuelle, c’est-à-dire qu’il doit s’agir d’un choix libre et éclairé. Un choix libre et éclairé signifie que les deux personnes doivent se sentir libres d’accepter ou de refuser avec sa tête, son cœur et son corps, à tout moment, sans avoir peur de subir des conséquences de la part de l’autre personne. Si ce n’est pas le cas, le consentement n’est pas valide.

Il y a absence de consentement quand :

  • La personne exprime, par ses paroles ou son comportement, l’absence d’accord à l’activité sexuelle;
  • Après avoir consenti à l’activité, la personne exprime par ses paroles ou son comportement, l’absence d’accord à la poursuite de l’activité sexuelle;
  • Le consentement n’est pas donné par la personne elle-même. Le consentement donné par une autre personne n’est pas valide;
  • Le consentement donné par une personne n’est plus valide dès l’instant où elle n’a plus la capacité de consentir. Ex. : soit qu’elle est intoxiquée, droguée, inconsciente ou endormit.

Le consentement s’applique dans toutes les situations : que tu sois en couple, avec un homme ou une femme,  avec une fréquentation ou lors d’un « one night », et ce, peu importe ton orientation sexuelle.

Le retrait du consentement

Si une personne décide qu’elle ne veut plus poursuivre l’activité de nature sexuelle, elle peut en tout temps retirer son consentement.

Dès qu’une personne exprime son refus par des paroles ou des gestes, le partenaire doit cesser immédiatement l’activité sexuelle en question. Si le partenaire continue malgré le refus exprimé, il commet une agression sexuelle.

» Source : CALACS ENTRE ELLES

Qu’est-ce qu’une agression sexuelle?

Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, notamment dans celui des enfants, par une manipulation affective ou par du chantage. Il s’agit d’un acte visant à assujettir une autre personne à ses propres désirs par un abus de pouvoir, par l’utilisation de la force ou de la contrainte, ou sous la menace implicite ou explicite. Une agression sexuelle porte atteinte aux droits fondamentaux, notamment à l’intégrité physique et psychologique, et à la sécurité de la personne.

Les différentes formes d’agressions sexuelles sont :

  • Le viol : il s’agit d’un rapport sexuel non désiré, avec pénétration anale, vaginale et/ou orale. La pénétration peut être faite de différente façon soit avec le pénis, une autre partie du corps ou un objet.
  • L’agression sexuelle et/ou attouchements sexuels : un très large éventail de comportements sont considérés comme des agressions sexuelles, allant des attouchements sexuels au viol, blessant, mutilant ou mettant la vie de la victime en danger. Dans cette définition, sont incluses les agressions sexuelles envers les mineurs-es autres que l’inceste.
  • L’inceste : toute activité à caractère sexuel impliquant généralement un(e) mineur(e) et une personne qui a un lien de responsabilité ou de figure parentale (parent, un(e) conjoint(e), frère, sœur, oncle, tante, grands-parents, membres d’une famille reconstituée, d’une famille d’accueil ou d’adoption).
  • Le harcèlement sexuel : toutes les formes d’attention ou d’avances non désirées à connotation sexuelle, qui engendrent de l’inconfort, de la peur et menacent le bien-être ou l’emploi d’une personne. Il peut s’agir de clins d’œil, de paroles, de gestes, d’attouchements, de propositions, de blagues, d’affichage de matériel pornographique, etc.
  • L’exhibitionniste : agression à caractère sexuel caractérisée par le fait d’exhiber ses organes génitaux avec l’intention de mettre dans l’embarras ou de faire peur.
  • Le voyeurisme : agression à caractère sexuel dont la principale caractéristique est de chercher à surprendre l’intimité d’une ou de plusieurs personnes, et ce à leur insu.
  • Les appels obscènes : anonyme la plupart du temps, ces appels à caractère sexuel sont généralement faits dans le but d’intimider et de faire peur.
  • La cybercriminalité sexuelle : il s’agit de toutes formes d’agressions sexuelles qui se produisent par internet, soit l’exhibitionniste, le harcèlement, la diffusion et/ou la production d’images et/ou de films à connotation sexuelle, et ce sans le consentement des personnes impliquées. Veuillez noter qu’une personne mineure ne peut en aucun cas consentir à la production et/ou à la diffusion de matériels pornographiques.
  • L’agression sexuelle par intoxication volontaire et involontaire : ce type d’agression consiste à faire usage de certaines substances (Ex : GHB, alcool, etc.) dans le but d’agresser une autre personne.
  • Agression sexuelle conjugale : obliger son ou sa conjointe à avoir un rapport sexuel, à poser certains gestes ou à consommer du matériel pornographique. Il peut aussi s’agir de menaces, de chantage, de propos dénigrants ou de bouderie suite à un refus en lien avec tous actes sexuels.
  • L’exploitation sexuelle : c’est lorsqu’une personne obtient un bénéfice, qu’il soit financier ou autre, en abusant de la sexualité d’une autre personne ou d’un groupe de personnes.

Que faire si mon consentement n’a pas été respecté et que j’ai été victime?

*Si vous êtes en danger, contactez immédiatement le 9-1-1.*
Vous pouvez en parler à :

  • Une personne en qui vous avez confiance;
  • Une ligne d’écoute, comme la Ligne-ressource pour les victimes d’agression sexuelles (1-888-933-9007);
  • Une intervenante d’un centre d’aide et de lutte contre les agressions sexuelles (CALACS).

Vous pouvez également porter plainte à la police.

Si votre agression date de 5 jours ou moins, vous pouvez vous rendre dans un centre désigné (centre hospitalier) pour passer une trousse médicolégale. Cette démarche consiste à effectuer des examens et des prélèvements pour s’assurer que votre état de santé est correct et qui pourront être utilisés si vous décidez de porter plainte aux services policiers.
Souvent, « briser le silence » et porter plainte au service de police sont associés, alors que les deux sont dissociables.
Chose certaine, parler de l’agression sexuelle que vous avez vécue peut vous aider à vous libérer de ce secret. Malgré que ce soit très difficile pour vous de briser le silence, en parler comporte des avantages. Des intervenantes ou des ressources spécialisées en agression sexuelle peuvent vous outiller et vous aider à diminuer les conséquences de l’agression sexuelle afin que vous puissiez reprendre du pouvoir sur votre vie.

 

En parler n’est pas un crime

Qu’est-ce que tu peux faire?

Le plus important, c’est de ne pas rester seul. Parles-en à quelqu’un de ton entourage, ou à une personne en qui tu as confiance :

  • tes amis
  • tes parents
  • le personnel de l’école

Que ce soit toi la victime, ou quelqu’un que tu connais, il est important d’aller chercher de l’aide pour que la situation cesse.

» Source : En parler n’est pas un crime

 

» Vidéo sur le consentement : Le consentement avec un thé

Educaloi : sexualité et âge du consentement
Le tableau t’explique l’âge du consentement.
» https://educaloi.qc.ca/capsules/sexualite-as-tu-lage-du-consentement/

 

Peu importe l’âge, le consentement est toujours obligatoire!

Donner son consentement, cela veut dire accepter de participer à une activité sexuelle. C’est simple : tant que le jeune n’a pas clairement donné son accord par des paroles, des comportements ou les deux, il n’y a pas de consentement. Chaque partenaire doit s’assurer d’obtenir le consentement de l’autre.

Chaque nouveau comportement sexuel doit être consenti. Embrasser la personne ou accepter de se faire toucher n’est pas un laissez-passer pour d’autres contacts intimes ou sexuels. Le jeune peut accepter, refuser ou changer d’avis à tout moment. Il peut retirer son consentement n’importe quand au cours de la relation sexuelle. Il a le droit de changer d’avis, de s’arrêter au milieu, de dire non. Un «oui» au départ peut devenir un «non» plus tard. Et le consentement s’applique dans toutes les situations: couple, relation d’un soir, etc.

» https://www.ligneparents.com/LigneParents/Tous-les-themes/Sexualite
» https://www.ligneparents.com/LigneParents/Tous-les-themes/Sexualite/Consentement-sexuel

 

Tel Jeunes : C’est quoi le consentement
» https://www.youtube.com/watch?v=nNR0kVKXqps
» https://www.teljeunes.com/Tel-jeunes/Tous-les-themes/Sexualite/Consentement-agression-sexuelle


Jeunesse, J’écoute : Questionnaire
» https://jeunessejecoute.ca/information/jeu-questionnaire-consentement/

 

On s’explique ça
» https://onsexpliqueca.com/consentement/

 

Crime ça suffit
» https://crimecasuffit.ca/

 

Urgence
Si vous avez besoin d’une aide immédiate, contactez le 9-1-1.

 

Le Regroupement québécois des centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS)

Le RQCALACS compte plusieurs CALACS dans 16 régions du Québec qui offre de l’aide directe aux victimes. Consulter le lien pour trouver un CALACS près de chez vous.

» http://www.rqcalacs.qc.ca/

 

CALACS Entre Elles

Le CALACS Entre Elles offre de l’aide directe aux femmes et aux adolescentes agressées sexuellement. Il offre également du soutien téléphonique, des groupes de soutien, un service d’accompagnement aux victimes afin de les appuyer dans leurs démarches (police, hôpital, etc.) et des services aux proches des victimes.
1 866 666-1004

» https://www.calacsentreelles.com/

 

Info-aide violence sexuelle
Offre un service bilingue, gratuit, anonyme et confidentiel 24/7, partout au Québec.
1  888  933-9007
» https://infoaideviolencesexuelle.ca/

 

Tel-jeunes
Offre du clavardage en temps réel de 8 h à 22 h 30, 7/7 et de l’écoute téléphonique 24/24, 7/7.
1  800  263-2266
» https://www.teljeunes.com/Accueil

 

Jeunesse, J’écoute
1 800 668-6868
Texte au 686868
» https://jeunessejecoute.ca

 

Ligne Parents
1 800 361-5085
» https://www.ligneparents.com

 

Faire un signalement au directeur de la protection de la jeunesse (DPJ)
Vous pouvez faire un signalement au DPJ 7/7, 24/24, par téléphone ou par écrit.
1 800 463-9188

 

Directeur des poursuites criminelles et pénales, Québec (DPCP)
(Ligne téléphonique destinée à renseigner les personnes victimes de violences sexuelles qui envisagent de déposer une plainte auprès des policiers – gratuit et confidentiel)
1 877 547-DPCP (3727)

 

CAVAC : Centre d’aide aux victimes d’actes criminels
Les CAVAC sont présents dans toutes les régions du Québec et vous donnent accès à des professionnels formés en intervention.
1 866 532-2822
» http://cavac.qc.ca

Centres d’amitié autochtones
1 877 842-6354 (sans frais) ou 418-842-6354 (région de Québec)
» http://www.rcaaq.info

Centre Mamik Lac-Saint-Jean Est                                                                                                    418 765-1202 poste 240
Centre Mamik Lac-Saint-Jean
418 765-1202
Centre Mamik Saguenay
418 973-3424

Fondation Marie-Vincent
514 362-6226
» https://marie-vincent.org

 

Tu peux également t’adresser au Centre de santé et des services sociaux de Mashteuiatsh, un CLSC, un médecin, une infirmière, un policier ou un intervenant de ta localité pour recevoir de l’aide ou pour te renseigner sur les ressources disponibles dans ta région.

Pour plus d’informations ou pour connaître les ressources qui peuvent t’aider, consultez la section « Ressources d’aide ».

Ce projet a été financé par le Secrétariat à la condition féminine:

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